Puy du Fou : « Nos spectacles sont des fictions, comme au cinéma ! »

« Nos spectacles sont des fictions, comme au cinéma ! » Nicolas de Villiers l'assume sans détour. Le président du Puy du Fou était l'invité de France Inter, et il en a profité pour répondre à ceux qui accusent le parc de réécrire l'histoire.
La critique est récurrente. Révisionnisme, récit politique, histoire transformée pour servir un discours... Le parc vendéen, qui attire plus de 2,5 millions de visiteurs chaque année, est régulièrement pointé du doigt, notamment par des historiens. Face à ces attaques, Nicolas de Villiers ne joue pas la défense. Il assume.
« Des fictions, comme au cinéma »
Pour le président du parc, le Puy du Fou n'a jamais prétendu faire un cours d'histoire. « Nos spectacles sont des fictions comme au cinéma, mais elles exaltent en fait une certaine idée de la France », explique-t-il au micro de France Inter. Le parc se place du côté de l'émotion, pas de la science.
« Je crois à la fréquentation de la grandeur plus qu'à la fréquentation de la bassesse », poursuit-il. Autrement dit : il préfère montrer au public ce que l'histoire a de grand et de noble, plutôt que ce qu'elle a de bas et de sombre. C'est le parti pris du parc : magnifier l'histoire pour inspirer, quitte à la romancer.
« Je ne revendique pas d'être un historien »
Nicolas de Villiers est très clair sur son rôle. « Moi je ne revendique pas d'être un historien, je vous laisse volontiers ce titre. » La réponse est directe pour ceux qui attendent du Puy du Fou une reconstitution académique.
« Nous avons travaillé pour être des gens de spectacle, mais surtout pas des historiens », ajoute-t-il. Le parc se définit comme une œuvre cinématographique et émotionnelle, pas comme un manuel d'histoire à ciel ouvert.
Toucher par l'émotion
Le but premier ? Inspirer. « C'est un métier qui consiste à toucher par l'émotion finalement toutes les générations », résume le président du parc vendéen. Là où d'autres parcs misent sur les montagnes russes et les licences hollywoodiennes, le Puy du Fou joue la carte du grand spectacle historique.
Au fond, tout est là : le Puy du Fou ne se visite pas comme un musée, il se regarde comme un film. Et comme au cinéma, personne ne demande au réalisateur d'être historien.



