Nicolas de Villiers veut taxer les parcs détenus par des étrangers

Faut-il taxer les investisseurs étrangers qui viennent créer des parcs d'attractions en France ? Pour Nicolas de Villiers, la réponse est oui. Le président du Puy du Fou, l'un des parcs les plus visités de France, s'est dit favorable à une telle taxe au micro de Sud Radio, interrogé par le rédacteur en chef de Parcs Non-Stop.
Sa cible : les investisseurs étrangers qui s'implantent sur le sol français. Les Saoudiens, cités par le journaliste. Mais aussi Disney, quand le géant américain s'installe aux portes de Paris. « Je suis tout à fait pour », a répondu Nicolas de Villiers.
L'exception culturelle appliquée aux parcs
Pour justifier sa position, le patron du Puy du Fou s'appuie sur un modèle bien connu : l'exception culturelle française, celle qui s'applique au cinéma.
Le principe : quand un blockbuster hollywoodien sort en France, une partie des recettes de billetterie revient au cinéma français, qui s'en sert pour financer ses propres productions. Nicolas de Villiers veut transposer ce mécanisme aux investissements étrangers qui portent des projets culturels sur notre sol. « C'est un très bon modèle », insiste-t-il.
« On déroule le tapis rouge aux projets étrangers »
Derrière cette proposition, un constat : les projets français ont du mal à se faire entendre du gouvernement, pendant que les projets étrangers sont accueillis à bras ouverts.
« On déroule le tapis rouge, j'allais dire, à des projets étrangers alors même que les projets français, eux, ont du mal parfois à discuter avec le gouvernement », déplore Nicolas de Villiers.
Une sortie qui fait écho
Cette prise de position intervient alors que le président du Puy du Fou s'est déjà opposé à l'arrivée d'un parc Dragon Ball sur les ruines de Mirapolis, à Cergy-Pontoise. Pour lui, laisser s'implanter la licence japonaise sur ce site historique, celui du premier grand parc à thème français, serait le symbole d'un pays qui a cessé de croire en sa propre culture.
L'exception culturelle, jusqu'ici réservée au cinéma, pourrait-elle s'étendre aux parcs d'attractions ? C'est en tout cas le souhait affiché du président du Puy du Fou pour encadrer les investissements étrangers.



