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Puy du Fou : Une enquête révèle des liens politiques flous avec la Russie

Par La Rédaction | Publié le 4 août 2026
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Puy du Fou : Une enquête révèle des liens politiques flous avec la Russie
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Le Puy du Fou au cœur d'un scandale politique ? Une enquête du Guardian révèle des liens flous avec la Russie pendant des sanctions de l'Union européenne avec le pays de Vladimir Poutine.

Une rencontre à Yalta avec Vladimir Poutine

Tout commence en février 2014. La Russie annexe la Crimée. En juillet, l'Union européenne riposte avec un paquet de sanctions contre des oligarques et alliés de Poutine, accusés d'avoir soutenu l'offensive.

Parmi eux, Konstantin Malofeev. Un magnat des médias ancré dans une idéologie nationaliste d'extrême droite. Au point qu'on le surnomme l'« oligarque orthodoxe ». Malgré ces sanctions, la famille de Villiers, qui gère le Puy du Fou, y aurait vu une opportunité de partenariat pendant un an, d'après l'enquête du Guardian.

Philippe de Villiers et son fils Nicolas se rendent alors à Yalta, en Crimée. Sur place, ils rejoignent Vladimir Poutine et Konstantin Malofeev. L'idée d'un partenariat franco-russe émerge : construire un parc d'attractions Puy du Fou en Russie.

Le projet prend même forme. Des documents révélés par le journal britannique montrent qu'un nom avait été dévoilé : Tsargrad, « ville de l'empereur ». Un accord aurait même été rédigé le 12 juillet 2014.

Des paiements en roubles pour contourner les sanctions

Le Puy du Fou assure avoir mis fin à la collaboration dès l'imposition des sanctions. Mais les documents du Guardian racontent une autre histoire : le partenariat se serait poursuivi jusqu'en août 2015, grâce à une restructuration.

Concrètement, Konstantin Malofeev financerait le projet via un intermédiaire, pour contourner les sanctions, avec un compte bancaire détenu par Puy du Fou International. Les versements se feraient en roubles russes, pour éviter « les effets probables des sanctions ». La deuxième phase du projet prévoyait d'intégrer l'organisme russe dans une société offshore détenue à parts égales par le Puy du Fou et l'oligarque.

Le Guardian précise que rien ne prouve que cette structure ait réellement été mise en place. En revanche, d'autres documents montrent des transactions financières avec des associés de l'oligarque jusqu'en 2015.

Le Puy du Fou se défend

Interrogé par le Guardian, le parc justifie : « Au fur et à mesure que le régime de sanctions était mis en œuvre, par vagues successives, nous avons cessé de travailler avec une personne... Désormais sanctionnée, qui nous avait été présentée comme partenaire local. Lorsque l'effort international global s'est clairement enlisé et n'a pas progressé, nous avons pris la décision, tout à fait justifiée, de ne pas nous impliquer en Russie et nous nous sommes donc retirés de tous nos projets et partenaires potentiels sur place, ce qui a pris un peu plus d'un an pour se dérouler de manière ordonnée. »

Le parc reconnaît aussi « inévitablement » des frais de fournisseurs et de consultants de faible montant, car « on ne peut pas mener un projet international gratuitement ». Des frais qui, assure-t-il, n'ont « jamais été versés à une entité agréée, conformément au droit français et européen ».

Finalement, le Puy du Fou n'abandonne définitivement le projet qu'en juillet 2015. Officiellement pour des « raisons météorologiques ». Presque deux ans après le début de l'aventure russe, et plus d'un an après les sanctions qui devaient tout arrêter.

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