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L'ancien parc Mirapolis pourrait renaître... sous la forme d'un parc Dragon Ball !

Par La Rédaction | Publié le 31 juillet 2026
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L'ancien parc Mirapolis pourrait renaître... sous la forme d'un parc Dragon Ball !
Crédit photo : Gargantua, le géant de Mirapolis

Trente-cinq ans après sa fermeture précipitée, le fantôme de Mirapolis pourrait bien laisser sa place à l'univers d'Akira Toriyama. L'Elysée mène actuellement des discussions "très confidentielles" avec des investisseurs saoudiens pour racheter cet immense terrain abandonné du Val-d'Oise. Leur ambition ? Y construire un parc d'attractions flambant neuf dédié au manga Dragon Ball.

De Gargantua à Goku : le grand retour d'un site maudit

Souvenez-vous : en 1987, Jacques Chirac inaugurait en grande pompe Mirapolis, à Courdimanche. Pensé comme le "Disneyland à la française", le parc s'articulait autour de la littérature et des contes de l'Hexagone, dominé par une statue colossale de Gargantua haute de 35 mètres.

Malheureusement, plombé par des problèmes financiers, une météo désastreuse et l'arrivée imminente de Mickey en région parisienne, Mirapolis a fermé définitivement ses portes en 1991 après seulement quatre petites saisons. Depuis, le site n'était plus qu'une friche, laissant la nature (et l'urbex) reprendre ses droits.

Mais d'après une enquête de Politico, tout pourrait changer. L'Elysée aurait décidé de "mettre la gomme" pour relancer ce site de plus de 45 hectares.

Un projet titanesque à plus d'un milliard d'euros

Derrière ce possible miracle économique se cache la Qiddiya Investment Company, une branche très active du fonds souverain saoudien PIF. Ces investisseurs ne sont pas des inconnus dans le monde des loisirs : ils supervisent actuellement la construction de Qiddiya City près de Riyad, un mégacomplexe qui accueillera des parcs Six Flags, mais surtout le tout premier parc d'attractions Dragon Ball au monde.

Fort de cette exclusivité mondiale avec les ayants droit du manga, Qiddiya envisagerait de construire un spin-off français sur les ruines de Mirapolis. Si le parc saoudien s'annonce démesuré (plus de 500 000 m², 7 zones thématiques et une montagne russe vertigineuse cachée dans une statue de Shenron de 70 mètres), le projet francilien serait d'une dimension "plus modeste", mais le budget évoqué donne tout de même le vertige : plus d'un milliard d'euros.

L'Elysée aux manettes

Preuve que l'affaire est prise très au sérieux, des tractations sont en cours au plus haut niveau de l'Etat. Une réunion s'est tenue fin juillet sous l'égide du préfet d'Ile-de-France, réunissant les cabinets de la Transition écologique, de l'Économie, de l'Énergie, ainsi que le gestionnaire de réseau RTE et Île-de-France Mobilités. L'objectif : anticiper les besoins énergétiques colossaux et les infrastructures de transport nécessaires pour acheminer des millions de fans de pop culture japonaise.

L'ironie de l'histoire ? À la fin des années 80, c'est déjà un milliardaire saoudien, Ghaith Pharaon, qui avait tenté de renflouer Mirapolis avant sa chute. Trente-cinq ans plus tard, l'Arabie saoudite pourrait bien réussir là où le géant Gargantua a échoué, en propulsant le Val-d'Oise dans la galaxie Saiyan.

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