Disney va-t-il enfin dégainer son 3e parc avec l'arrivée de Dragon Ball ?

L'annonce a fait l'effet d'une véritable bombe dans l'industrie européenne des loisirs. L'officialisation d'un méga-complexe de trois parcs à thème (dont un dédié à Dragon Ball) à Astérix, bien&nAstérixur un budget&nAstérixnbsp;dans la même catégorie que la souris aux grandes oreilles. Avec 22 000 emplois directs annoncés (soit plus que lors de la création d'Euro Disney !) et un investissement de 6 milliards d'euros (près du double du coût initial de Disney en 1992), l'Arabie Saoudite vient s'attaquer frontalement à l'hégémonie de Mickey.
Le spectre de la convention de 1987 et l'échéance de 2036
Cette pression soudaine tombe à un moment charnière pour Disneyland Paris. Pour comprendre l'enjeu, il faut remonter à la signature de la convention de 1987 entre l'État français et Disney. Ce contrat historique octroie à l'entreprise américaine d'immenses terrains en Seine-et-Marne, avec une contrepartie stricte : le développement progressif du site, incluant la construction d'un troisième parc à thème.
Si la date limite pour inaugurer ce 3ème parc a été maintes fois repoussée au fil des décennies (la dernière échéance théorique étant fixée à 2036), la donne vient de changer radicalement. Disney ne peut plus se permettre de laisser dormir ses réserves foncières pendant qu'un concurrent majeur s'installe à quelques kilomètres de là avec des licences mondiales ultra-puissantes. Sous peine de perdre ses droits d'aménagement sur les terrains non utilisés, Burbank va devoir accélérer son calendrier.
Vers un "Effet Orlando" en Europe ?
L'arrivée du complexe Dragon Ball ne signe pas pour autant l'arrêt de mort de Disney, bien au contraire. Dans l'industrie des parcs, on appelle cela "l'effet Orlando". En Floride, l'ultra-concurrence entre Disney World et Universal Studios n'a pas divisé le nombre de touristes : elle a fait grossir le gâteau global. Les visiteurs ne viennent plus pour trois jours, ils viennent pour une semaine afin de visiter les deux complexes.
C'est exactement ce qui se dessine en Île-de-France. La région parisienne a l'opportunité de devenir le plus grand hub touristique mondial du divertissement. Mais pour capter ce flux de touristes internationaux qui prolongeront leur séjour, Disney devra avoir des arguments frais et massifs à proposer.
Si la transformation actuelle des Walt Disney Studios en Disney Adventure World (avec l'arrivée de la zone Reine des Neiges) est une première étape, elle risque de paraître insuffisante face à un complexe flambant neuf à 6 milliards.
L'arrivée du dragon Shenron dans le ciel du Val-d'Oise est peut-être la meilleure nouvelle possible pour les fans de Disney : c'est l'électrochoc dont The Walt Disney Company avait besoin pour sortir les plans de son 3ème parc de ses tiroirs. La guerre des parcs européens ne fait que commencer !
Jon Rakotozafy
Rédacteur en chef de parcsnonstop.fr
Jon travaille dans les médias depuis plus de 15 ans et se passionne pour l'univers des parcs à thème et leurs coulisses. Il a à cœur de partager toutes les actualités avec le plus grand nombre, connaisseurs comme simples amateurs.



